Principe deuxième
Tout point de fuite sur lequel se porterait le regard des souverains de l'Empire est susceptible suivant leur humeur de recevoir le statut d’ambassade accessoire de l’Empire.

Le recensement des ambassades accessoires de l’Empire a été confié par décret à l’Impératrice, qui les consigne – ou non – selon son bon vouloir dans tout registre suivant tout moyen, l’ensemble des dits moyens étant constitutif du Grand Livre des Ambassades Accessoires de l’Empire. La superficie infinie du territoire de l’Empire a pour corollaire l’infinité de ses ambassades accessoires, dont les propriétés illustrent les principes de la physique quantique.
Le Grand Livre, par nature, n’a pas vocation à être exhaustif, tout travail de consignation encyclopédique se heurtant à la difficulté majeure qu’est l’infinité des rêves possibles. En conséquence de quoi, tout point de fuite est dans un état de superposition, cumulant le statut d’ambassade accessoire de l’Empire et l’absence de ce statut.
Ce principe deuxième n’est pas que le renforcement logique du premier. Il introduit aussi, en évoquant l’humeur des souverains – qui par définition n’est pas disciplinable – les prémisses d’autres principes de la Loi fondamentale, et notamment du principe septième.