Principe cinquième
L’autorité impériale est absolue au temporel.

L’Empire d’Angyalistan est une monarchie ab-solue, sans réserve ni restriction, déliée donc de tout contrepouvoir. Compte tenu des caractéristiques issues des quatre premiers principes, on voit mal comment il aurait pu en être autrement. Pantopie infinie, en perpétuelle gestation dans les consciences, l’Empire ne peut, dans ses actions quotidiennes et concrètes, que s’imposer à tous par nature. Le fait impérial ne s’est-il pas d’ailleurs imposé de lui-même à la personne de l’Empereur et à celle de l’Impératrice ?
C’est ce principe qui donne aux autorités impériales la possibilité de légiférer par décrets impériaux, dans le cadre évidemment indépassable de la Loi fondamentale de l’Empire. Les décrets peuvent ainsi fixer les conditions de recensement des ambassades accessoires de l’Empire, mais pas leurs conditions d’existence (principe deuxième) ; les décrets peuvent fixer les droits et devoirs attachés aux différentes conditions de résidence et instituer ou défaire ces dernières, mais pas revenir sur les limites de l’impératif catégorique de la résidence (principe quatrième) ; les décrets peuvent fixer les modalités concrètes selon lesquelles s’organise la succession, mais ne peuvent revenir sur l’indisponibilité de la Couronne ni sur l’ordre successoral (principe septième).
La Loi fondamentale, à l’instar des lois de la physique, en circonscrivant l’action impériale, en assure aussi la continuité. Car la Loi fondamentale distingue nettement temporel et (principe sixième) spirituel : et cette dualité donne à l’évidence son sens à chacun des versants de l’exercice du pouvoir.